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Visite

Dans le cadre des études menées par l’Institut de la Pierre (labellisé Pôle d’innovation depuis 1996), l’équipe de l’Institut, les pilotes des groupes de réflexions sur l’avenir des métiers de la pierre et les formateurs de l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir ont pu visiter le salon Marmomacc 2012 qui s’est tenu à Vérone du 27 au 29 septembre 2012.
 

Les pilotes des groupes de réflexion
La chaîne numérique

La chaîne numérique

3 ans déjà que l’ISRFMP nous fait le privilège de nous inviter, nous formateurs, au salon de Vérone.
À chaque fois, c’est pour nous un grand moment de découverte, d’échange, d’admiration et même de doute. Oui de doute car, là-bas, il y a plus d’ingénieurs, de décorateurs, de programmateurs, de designers, de commerciaux que de pierreux plein de poussière, et pourtant on peut y admirer de nombreuses réalisations émouvantes dans notre matériau.

Vérone, c’est le salon du design, de l‘utilisation de la pierre en fine épaisseur. Le matériau, par sa nature et son veinage, a des qualités graphiques très recherchées par les designers. Aujourd’hui, l’outil numérique permet une utilisation nouvelle du matériau : un revêtement pelliculaire travaillé sur toute sa surface, le texturing. Leur mode d’usinage ouvre de nouveaux secteurs d’utilisation de la pierre : la déco, le design.

Mais ce n’est pas tout, ces machines ne sont pas là pour remplacer l’homme mais pour l’aider, le seconder. Une entreprise ne peut pas se permettre d’investir dans ce genre de machine sans la collaboration des ouvriers, ces machines sont nos futures « collègues ».

Le passage à la production numérique pour une entreprise n’est pas une obligation,  mais un choix qui se fait avec la connaissance des machines et des hommes.

Il est préférable de penser à un futur où le dégrossi et les séries sont réalisés par les machines et les finitions et les éléments plus compliqués (retours, amortis…) par l’homme.

Il est logique de penser que, si le travail peut être effectué plus rapidement et avec moins de contrainte pour l’homme, le coût de production peut baisser en conséquence. Alors, le marché devient croissant et donc le besoin de plus de tailleurs de pierre à la finition se fait ressentir, ainsi qu’au chantier et même à la programmation.

Certains pays excellent dans le design et l’innovation comme l’Italie, d’autres dans l’extraction massive avec un prix bas comme la Chine, en France nous avons toujours un enseignement et une connaissance du trait que les autres pays n’ont pas. Il paraît logique à tout tailleur de pierre aujourd’hui d’évoluer avec la DAO, alors pourquoi la PAO n’aurait-elle pas un rôle à jouer dans nos métiers ?

Ne pensons pas qu’à nous et ne nous fermons pas sur nous-mêmes ?

C’est peut être difficile à imaginer aujourd’hui, mais ça paraît logique pour tout le monde de travailler en collaboration avec les autres :

  • Le carrier extrait la pierre.
  • Une entreprise de débit fait le débit primaire.
  • Une autre entreprise peut faire le débit secondaire.
  • Une entreprise équipée de machine plus spécifique peut faire la mouluration à la chaine.
  • Une autre, avec un robot, effectue les commandes plus rares.
  • Une entreprise équipée pour la marbrerie fait le polissage.
  • Une autre fait les finitions.
  • Une autre, enfin, s'occupe de la pose.

Comme ces personnes travaillent pour la même commande, cela diminuerait les investissements par entreprise et en nourrirait plusieurs.

Ce n’est pas une méthode de production dont nous avons l’habitude, mais certains pays et des filères travaillant avec d'autres matériaux, ont déjà mis en place ces méthodes de travail. Pensons-y dès aujourd’hui.

Arnaud Mallet – Formateur du CFA de Cepoy

La formation supérieure

La formation supérieure

La visite de ce salon a encore une fois confirmé que les métiers de la pierre ont aujourd’hui besoin de formations adaptées aux défis que nous devrons relever demain.

Même si nous aurons toujours besoin de professionnels habiles de leurs mains pour réaliser des pièces particulièrement complexes, pour la pose ou pour effectuer des aspects de taille pouvant être réalisés uniquement à la main (charruage, layage…), on sent bien que la partie manuelle de nos métiers perd de son importance et ce n’est pas forcément un mal.

Grâce aux machines numériques, le métier devient moins pénible physiquement et les tâches répétitives tendent à disparaître. Cela nous permet d’attirer davantage de jeunes vers nos métiers et de diversifier les postes auxquels des tailleurs de pierre pourront prétendre à l’avenir : assistant d’architecte, poseur, pilote de machine numérique, postes en bureau d’études.

Un nombre important d’écoles de design et d’architecture étaient présentes cette année à Vérone. Portés par la vague « développement durable », ces métiers reviennent vers le matériau noble et naturel qu’est la pierre. C’est une opportunité que nous ne devons pas laisser passer d’autant plus que, si les projets présentés sont tous intéressants, on peut remarquer que les projets les plus audacieux ont été réalisés par ou avec l’aide de tailleurs de pierre.

L’homme de métier connaît les limites du matériau et sait comment le mettre en valeur. C’est le cas par exemple de l’escalier réalisé par la société SNBR de Troyes qui a rencontré un vif succès lors du salon.

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